reve 1: une histoire à dormir debout.

je rentre dans une salle qui ressemble à un amphithéâtre de lycée. les gens fument et tous les garçons portent des marinières. j’observe les gens et mon regard est attiré par un garçon aux cheveux courts. Il cherche une fille. Il la trouve et l’embrasse. Le décor bascule, nous changeons d’époque. Nous sommes dans ma maison mais ce n’est plus la mienne. Elle appartient à une dame froide, vieille et pâle. Nous sommes durant la deuxième guerre mondiale. Des enfants sont retenus dans cette maison. Des juifs et des orphelins. Devant moi se tient cette fille que le garçon a embrassé. Elle se met à courir autour de la maison. Je la suis. Nous revenons à notre point de départ, puis entrons dans la maison. La fille se met à pleurer. Elle veut partir d’ici. Elle veut s’échapper. Ne plus vivre ces mêmes journées. Ne plus vivre cette vie. Ne plus sentir ses chaînes. Je lui promet de l’aider.

Le soir, je la retrouve dehors. Je prend mon élan, m'appuie sur la poignée et saute pardessus le portail. Je fais signe à la fille de me suivre. mais une autre prend son élan et tente de passer. Malheureusement elle est plus petite que moi et ne parviens pas à se hisser sur le bord. Ses pieds cognent contre le portail et alertent la directrice, la vieille dame froide et pâle. Celle ci ramène les enfants à l'intérieur et je me met à courir et à remonter l’allée. Suivie de la petite fille qui avait fini par se retrouver de l’autre coté du portail. Nous remontons l’allée jusqu’à un autre portail. En passant par là on quitte plus rapidement le lotissement. Derrière, un homme et son fils tiennent un autre homme. Ils sont tous juifs. Je leur demande de nous aider. Ils prennent la petite fille et je reconnais le visage de l’homme tenu par les deux autres. Il me fait signe de partir. La petite fille et déjà de l’autre coté et je comprend que je ne la reverrai plus.

En sortant du lotissement, je me rend compte que je suis seule dans une ville immense. J’ai peur. Je veux revenir sur mes pas. En me retournant je me cogne contre un jeune homme qui doit avoir à peut près mon âge. Il me parle hébreu et je comprend qu’il fuit également quelqu’un ou quelque chose. Il comprend aussi. Soudain je saisi chaque mot qu’il prononce. Il parle ma langue. Nous décidons de fuir ensemble. Nous courons. Encore et encore. Le plus loin possible. Nous croisons une vieille dame, sortant d’une voiture, ses yeux attirent les miens. nos regards ne peuvent plus se détachés l’un de l’autre, ils sont comme aimantés. Je comprend qu’elle à des soupçons. Elle monte doucement les escaliers. Nous continuons à courir. Soudain, je m'arrête et me retourne. La vieille est caché derrière un buisson. Lorsqu’elle s’aperçoit que nous l’avons vue, elle donne l’alerte. Nous courons et la ville s'évanouit autour de nous. Nous somme sur une route en pleine campagne. La vieille et des hommes courent derrière nous. Le garçon qui m’accompagne me tire hors du chemin et nous nous enfonçons dans la foret. Nous coupons à travers champs. Et nous courons toujours. Le jour s’est levé.

Une falaise se dresse sous nos pieds. L’eau s’agitant en dessous. Mon ami s'arrête. Mais emportée par mon élan je tombe et me raccroche à une racine qui se déroule et s’étire avec moi. J’entre dans l’eau glacée. Bleue. Claire. Pure. Un vieil homme tient ma vie entre ses doigts noueux. Une boule de lumière rouge. Il la coupe en deux et me dit «voyons voir si tu réussi à reconstruire ta vie». Des énigmes. Des chiffres. De la logique. Des problèmes. Des mots. Des lettres. Mais j’y parviens. La boule de lumière entre en moi. Et les rayons de soleil qui percent à travers les volets me font ouvrir les yeux.

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